Placé sous la baguette de son chef Emmanuel Junod, le chœur Epsilon de Bellevue a donné un beau concert de musique sacrée au temple de Genthod le 3 décembre devant un nombreux public.

La chorale a interprété avec beaucoup de plaisir et d‘émotion des œuvres de Lorenzo Perosi, Francesco Durante et Benedetto Marcello.

 

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Pour conclure ce concert donné la veille du deuxième dimanche de l’Avent, la formation, qui était accompagnée de sept solistes et d’un orchestre de 9 musiciens, dont une organiste, a chanté de manière remarquable le Miserere in c du compositeur allemand Johann Adolph Hasse.

Le public a vivement applaudi chanteurs et musiciens, car ils ont joué une musique qui nous prépare à Noël et qui réchauffe les cœurs, ce qui a été particulièrement apprécié en cette nuit hivernale.

Jean-Pierre Abel

Quelques notes sur la vie de Johann Adolph Hasse     Description de l'image Johann Adolf Hasse.jpg.

Johann Adolph Hasse (né le 25 mars 1699 à Bergedorf près de Hambourg – mort à Venise le 23 décembre 1783) est un compositeur allemand de musique baroque, considéré comme l’un des maîtres de l’opéra seria italien au XVIIIe siècle. Il aurait composé pas moins de 1600 oeuvres, dont plus de 70 pièces lyriques. L’un de ses maîtres n’est autre qu’Alessandro Scarlatti.

Mais parlons de son œuvre sacrée, qui elle aussi est considérable.

Musicien catholique depuis son abjuration du luthéranisme au début des années 1720, Johann Adolph Hasse est actif comme compositeur de musique sacrée au service de diverses institutions, de la Cour de Dresde (le Te Deum en ré inaugure en 1751 l’église catholique de la Cour, actuelle cathédrale de Dresde) à l’Ospedale vénitien des Incurables. Après son retrait des scènes théâtrales en 1771 et jusqu’à sa mort, c’est essentiellement à la musique d’église que se consacre le compositeur.

Hasse pratique ainsi la plupart des principaux genres de la musique d’église catholique de son temps: oratorios, motets, messes, psaumes, antiennes mariales, litanies. Son activité dans ce domaine lui vaut d’être loué par Christian Friedrich Krause comme le «Corrège de la musique d’église», notamment en raison de sa délicatesse et de sa douceur, désignées comme une préfiguration de la joie des bienheureux au Ciel.

Dans ses mises en musique de l’ordinaire de la messe, Hasse recourt au style napolitain de la messe à numéros, dans laquelle chaque partie de l’ordinaire est divisée en sections de manière à alterner pages destinées aux solistes et au chœur, tandis que les oratorios restent stylistiquement très proches des opéras du compositeur. La musique sacrée de J. A. Hasse n’est donc pas moins italianisante que sa musique profane.

(d’après Wikipedia)